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En recevant les participants au séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé, le Pape a fustigé l’utilisation parfois frauduleuse de l’intelligence artificielle dans le domaine des soins. Il a invité ces pèlerins à porter sur les malades le regard de Dieu.
Attention à un «biais» qui pourrait créer une «injustice» dans le domaine de la santé et dans le soin dû aux malades. Le Pape, en s’adressant aux participants de ce séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé, promu par l’Académie pontificale pour la Vie dans le cadre du Jubilé de l’espérance, a mis en garde contre quelques dérives possibles. Si ces professionnels de la santé dialoguent sur l’éthique dans leur domaine, l’intelligence artificielle et les innovations technologiques et numériques, ils doivent bien réfléchir à «l’introduction d’une condition, d’une prémisse, d’une note qui fausse, tronque, exclut de manière frauduleuse la perception que nous avons de la réalité de la société et du malade en particulier, créant ainsi une situation d’injustice dans la gestion des ressources nécessaires à la bonne administration de la santé» a déclaré Léon XIV.

Manipulations des outils
Pour le Saint-Père, «des outils aussi efficaces que l’intelligence artificielle peuvent être manipulés, entraînés, orientés afin que, pour des raisons d’opportunité ou d’intérêt, qu’ils soient économiques, politiques ou autres, ce biais parfois imperceptible soit généré dans l’information, dans la gestion et dans la manière dont nous nous présentons ou nous approchons de l’autre».

Le risque, c’est «une manipulation perverse» des personnes classées en fonction «des traitements nécessaires et de leur coût, de la nature de leurs maladies, les transformant en objets, en données, en statistiques» a dénoncé le Pape.

Changer de regard
Pour éviter cela, a-t-il estimé, il faut «changer notre regard», «percevoir la valeur du bien avec une vision large», «regarder comme Dieu regarde» pour ne pas s’arrêter «au profit immédiat». Il s’agit bien «de voir ce qui sera le mieux pour tous, en sachant être patients, généreux et solidaires, en créant des liens et en jetant des ponts, afin de travailler en réseau, d’optimiser les ressources, pour que tous puissent se sentir protagonistes et bénéficiaires du travail commun».

Mais cela ne suffit, a ajouté le Souverain pontife. «Cette vision large ne doit jamais être dissociée du traitement humain, de la tendresse, de la reconnaissance de la personne concrète, dans sa fragilité et sa dignité. C’est une vision profonde, une vision qui touche le cœur de l’autre et élargit le nôtre» a-t-il conclu.

source : Vatican News


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Le pardon est essentiel pour la paix intérieure, la santé mentale et les relations interpersonnelles, permettant de se libérer de l’amertume et de favoriser la guérison émotionnelle.Qui d’entre nous peuvent vraiment affirmer qu’il n’a jamais été blessé par les actions ou les paroles d’un autre ? Peut-être qu’un parent vous a constamment critiqué. Possiblement qu’un collègue a saboté votre projet ; du coup, adieu la promotion tant voulue. Ou encore, votre partenaire a eu une liaison, ce qui vous a laissé un goût amer. Il en est de même pour une expérience traumatisante que l’on vous a infligée, comme celle d’être physiquement ou psychologiquement maltraité par un de vos proches durant des années. Difficile de concevoir que ces actes sont excusables, n’est-ce pas ? La blessure est telle qu’il est quasiment impossible de ne pas développer des sentiments de colère et d’amertume à cet égard. Pourtant, ces charges émotionnelles sont trop lourdes pour que vous les trimbaliez tout au long de votre vie. Il serait probablement plus judicieux de profiter enfin des bienfaits du pardon.Savoir pardonner : chacun d’entre nous peut avoir une vision unique de ce que cela signifie réellement. C’est-à-dire que ma définition n’est peut-être pas similaire à la vôtre. Cependant, nous pouvons sûrement nous accorder à dire qu’il implique une décision de se défaire du ressentiment ainsi que des pensées de vengeance. Le dictionnaire fait mention du fait de « renoncer à punir (quelque chose ou quelqu’un), accepter avec indulgence ».

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